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Oslo2Rome : une première mondiale associant blockchain et mobilité

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Les 29 et 30 novembre 2017, le groupe EDF participait à Oslo2Rome. Gilles Deleuze, chercheur à EDF Lab, explique en quoi il s’agit d’une première mondiale associant blockchain et mobilité électrique.

Qui êtes-vous Gilles Deleuze ?

Je suis chef de projet à la R&D d’EDF, et je suis chef du projet blochain.

A propos de blockchain, il y avait aujourd’hui et hier une expérimentation Oslo2Rome. Quel était son intérêt ?

Il y en avait plusieurs. Le premier était de tester, avec de vraies voitures, de vrais utilisateurs et sur un vrai terrain, un système à base de blockchain, chose qui avait été très rarement fait et, en tous cas, pour la mobilité électrique, c’est une première mondiale. Donc déjà il y avait un gros intérêt technique. Il y a également un gros intérêt d’annonce puisque c’est la première fois qu’on fait ça. Et derrière, il y a un intérêt potentiel économique, puisqu’on ouvre la possibilité de faire du transfrontalier, transeuropéen, avec une grande facilité d’usage, des frais réduits, pour tout utilisateur de véhicules électriques.

Et en quoi cette blockchain constitue une première mondiale ?

Et bien c’est la première fois qu’on le fait avec une blockchain, sur des voitures, en vrai !

Et qu’est-ce que tu attends comme retour d’expérience ?

Alors déjà, voir comment la blockchain s’est comportée. Bon, ça on n’avait pas trop de souci là-dessus.

Voir comment les opérateurs, puisqu’il y avait en fait sept opérateurs européens différents. Voir comment les back-ends* des opérateurs se sont connectés sur la blockchain et ont pu fonctionner.

Il y avait une idée de voir les coûts aussi, les coûts de développement, les coûts de programmation, l’investissement qu’il faut pour le faire.

Et après, l’expérience utilisateur. En fait, le but est que l’utilisateur ne voie pas que c’est une blockchain. Est-ce que l’interface avec le système était fluide, facile ? Et quelle facilité la blockchain a apporté à l’utilisateur ?

Le fait qu’EDF et ÉS embarquent dans leurs voitures des experts de la blockchain**, c’est un plus ?

C’est clairement un plus. Il y a l’un d’entre eux qui s’est dit « C’est la première fois que je vois des blockchain, que je mine depuis des années, à l’œuvre. » Pour lui, ça a été un peu une révélation, donc ça c’est sympa. µIl y a la notion d’écosystème, qui est important en général, et qui est hyper-important dans le cas de la blockchain. Parce que la blockchain, ce sont des communautés de développement open-source à la base, donc travailler avec l’écosystème est très important.

Le deuxième point, pourquoi Strasbourg et la région ? La blockchain relie le local au global. C’est un truc pas forcément évident. La blockchain est une technologie globale, ça mine au niveau mondial, surtout que là, c’est une blockchain publique. Et les applications peuvent être complètement locales : un microgrid de quartier, un réseau local d’automobiles, des navettes, etc, une économie circulaire locale. Donc, c’est ce lien entre le local et le global que ce genre de travail permet de faire.

* Un back-end désignant un étage de sortie d’un logiciel devant produire un résultat. On l’oppose au front-end (aussi appelé un frontal) qui lui est la partie visible de l’iceberg. (Source : Wikipédia) résultats informatiques
** La Renault Zoé d’EDF était conduite par Laurent Perez (chargé de mission Innovation à EDF Grand Est), assisté de Jonathan Klein (Trésorio Mining, société messine de minage de blockchain). La Zoé d’ÉS était conduite par Bernard Bloch (coordonnateur Innovation d’ÉS) et Julien Brodier (Talium, société strasbourgeoise, éditeur de logiciels, expert blockchain). Un troisième véhicule, une Tesla, était conduite par Pierre Simon et Laurent Schaeffer (salariés ÉS).

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